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Le blé en herbe
ALIMENTATION BIOLOGIQUE ET ÉCOPRODUITS

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Ces femmes ont tout quitté pour lancer leur micro-ferme en Normandie

Ces femmes ont tout quitté pour lancer leur micro-ferme en Normandie

À partir du 11/10/2017

Biocoop Manosque
Audacieuses, Nadia et Valérie ont quitté leur vie citadine pour se lancer dans une nouvelle aventure à la campagne et lancer leur microferme. Aujourd'hui, elles produisent du miel, du safran, des petits fruits et des variétés anciennes de tomates selon les principes de l’agriculture bio et de la permaculture.

À 40 et 45 ans, Nadia et Valérie ont fait le choix de la reconversion professionnelle. Crise de la quarantaine ? Pas si sûr ! Elles ont surtout eu l’envie d’un retour aux sources et de se lancer dans leur projet bien à elles. Et quoi de mieux que de lancer sa micro-ferme, lorsqu’on est amoureuse de la nature, des plantes et un peu bricoleuse ?

Un retour aux sources

Nadia était commerciale dans le domaine de la formation, avec une envie depuis toujours de créer son entreprise. Valérie travaillait dans la fonction publique, c’est la plus bricoleuse des deux, celle qui “transforme une vulgaire palette en un magnifique poulailler 4 étoiles !”. Plutôt que de se lancer dans une entreprise plus classique, elles ont toutes deux décidé de créer un projet autour de valeurs communes : le bien-manger et le respect de la nature. “J’adore semer, planter et manger !”, explique Valérie.

Elles ont donc choisi de vivre de leur passion commune avec pour objectif noble de changer de vie et de s’impliquer dans un projet qui a du sens. Elles ont trouvé leur petit coin de paradis à Reffuveille dans le sud-manche : une maisonnette entourée de 3 hectares de terre, un terrain jamais cultivé et magnifiquement arboré, avec deux jolies mares et un bois. Elles ont décidé de cultiver en prenant soin de la terre et en préservant la biodiversité.  Au chant des sols est ainsi né ! Dans le sud de la Manche, cette microferme repose sur des cultures pérennes et des techniques respectueuses de l’environnement.


Entre bio et permaculture

Aujourd’hui, chaque parcelle est bordée d’arbres fruitiers, de plantes mellifères de fleurs champêtres, dans un souci de biodiversité. Valérie et Nadia s’inspire ainsi de quelques principes de la permaculture, en cohérence avec le respect de la nature :

“On diversifie les cultures et on cultive sur de petites surfaces. On a notamment des variétés de tomates anciennes. On a créé un milieu favorable aux pollinisateurs“.

La micro-ferme dispose d’une quarantaine d’arbres fruitiers. Poiriers, pommiers, kiwis, cerisiers, pruneliers, néfliers, nashis, pruniers, amandiers, pêchers, abricotiers qui donneront des fruits d’ici trois ans. À leurs côtés, sont plantés 1000 pieds de petits fruits : framboise, groseille, cassis, myrtille, mûre. Valérie et Nadia proposeront des produits aux recettes originales avec l’utilisation de diverses plantes aromatiques et fleurs comestibles : confitures, gelées, miel au safran et sirop de safran.

Même si leur ferme n’est pas encore certifiée, l’agriculture biologique était une évidence. Depuis un an, elles ont entamé les démarches auprès de l'organisme certificateur Ecocert et sont en conversion vers l’agriculture biologique. Elles ont fait le choix de cultures pérennes et distribueront leurs produits en circuit-court : marchés, épiceries fines, magasins bio. Les restaurants raffolent déjà de leurs produits.

“On a fait le choix de ne pas utiliser de produits chimiques, c’était une évidence. Du naturel rien que du naturel c'est un maître mot chez nous ! Nous espérons être certifiée d’ici trois ans”.

Enfin, toujours dans une optique de protection de l’environnement et de valorisation des produits de la nature, les filles ont installé un rucher dans leur bois au printemps dernier. Les abeilles profitent des 2000 plantes aromatiques pour butiner tout au long des saisons. Les cadres de la ruche sont simplement montés en amorce (une fine couche de cire) afin que les abeilles fabriquent elle-même leur propre cire, une cire naturelle. Ensuite, le miel est extrait par pressage des pains de la ruche avec un pressoir à fruit plutôt qu’un extracteur. Le procédé est plus long mais garantit le bien-être de la ruche et préserve les propriétés thérapeutiques du miel.


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